Peintre italien, né à Milan en 1922, il étudie à l’Académie de Brera à Milan et se forme au contact du groupe Corrente en participant au Premio Bergamo en 1942.
L’artiste commence à exposer dès 1941 et participe à de nombreuses expositions collectives (Biennale de Venise, Quadriennale de Rome, Salon de Mai, etc.).
En 1946, farouche opposant au régime fasciste, Peverelli est l’un des signataires du manifeste Oltre Guernica.
Si son œuvre jusqu’en 1949 se rattache à une culture néo-figurative d’inspiration picassienne, on y décèle très tôt des références à Bacon, à Sutherland et surtout à Giacometti, qui joua un rôle décisif dans sa recherche d’une dimension intérieure et onirique. En 1949, Peverelli découvre l’œuvre de Wols, puis celle de Pollock, et expérimente pendant un temps, en 1950, l’automatisme gestuel.
En 1951, il rejoint le mouvement spatialiste (Lucio Fontana, Roberto Crippa, Gianni Dova, Beniamino Joppolo, Antonino Tullier, etc.), dont il signe le quatrième et le cinquième manifestes.
Installé à Paris en 1957, ses affinités avec le surréalisme s’affirment. La texture prismatique des espaces, dans des œuvres presque monochromes, instaure un jeu complexe de relations spatiales et ambiguës entre la réalité extérieure et celle, subjective, d’un monde psychologique et fantastique.
Les expositions consacrées à Peverelli ont été nombreuses dans des galeries privées en Italie, à Paris et à Londres. La Biennale de Venise lui consacre des accrochages en 1948, 1949 et 1950, et l’artiste participe à l’exposition du surréalisme à Paris en 1964. En 1976, le MAM de la Ville de Paris lui offre plusieurs salles pour présenter son œuvre.
Cesare Peverelli est décédé à Seillans (Var, France) en 2000.